jeudi 3 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2304646 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | ALBERTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 juillet 2023, M. E C, représenté par Me Albertin, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 7 juillet 2023 par lequel la Préfète de la Drôme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de 24 mois ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1200 euros à verser à son conseil au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative outre les articles et 75 de la loi du 10 juillet 1991 et subsidiairement à lui verser si ce dernier n'est pas admis à l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination :
- l'auteur de l'acte est incompétent ;
-la décision est entachée d'erreur de fait ;
-la décision méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
-la décision est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
-la décision méconnaît les article L 612-2 et L 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans :
- la décision est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ;
-la décision méconnaît les article L 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Par un mémoire enregistré le 1er août 2023, le préfet de la Drôme conclut au rejet de la requête ;
Vu :
- les autres pièces du dossier,
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Morel, en application de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Morel et a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant algérien, né le 27 octobre 1989 à Annaba en Algérie et connu sous de nombreux alias est entré illégalement sur le territoire français en 2012 puis en a été éloigné en 2019 et y est ensuite revenu irrégulièrement à une date indéterminée. Par un jugement du 12 janvier 2017, M. C a été condamné à un emprisonnement de six mois pour des faits de vol aggravé par deux circonstances et rébellion. Il a été interpellé le 12 septembre 2018 et placé en garde à vue par les services de police de Valence pour des faits de vol en réunion. Le 13 septembre 2018 le préfet de la Drôme l'a obligé à quitter le territoire français. Le 4 mars 2019 le préfet de la Côte-d'Or a prononcé à son encontre une interdiction de retour de deux ans. Le 18 juin 2019 le tribunal administratif de Dijon a confirmé cette décision. Le 27 avril 2019 la mesure d'éloignement a été exécuté mais le 12 octobre 2019 M. C de nouveau sur le territoire français a été incarcéré au centre pénitentiaire de Valence pour outrage à personne dépositaire de l'autorité publique, vol, conduite d'un véhicule sans permis, refus d'obtempérer, violence sur conjoint concubin ou partenaire lié par un PACS sa fin de peine étant prévu le 15 décembre 2020. Le 7 septembre 2020 le préfet de la Drôme a pris à son encontre une obligation de quitter le territoire dès que la situation sanitaire le permettrait avec interdiction de retour de deux ans. Le 12 octobre 2020 le tribunal administratif de Grenoble a confirmé cette décision. Le 31 décembre 2020, M. C a été assigné à résidence pour 45 jours. Le 11 décembre 2020 le tribunal administratif de Grenoble a confirmé cette décision. M. C n'a cependant jamais honoré ses obligations de pointage. Le 22 octobre 2021 il a été de nouveau interpellé pour vol à l'étalage. Le 23 septembre 2021, le préfet du Rhône a pris à son encontre une obligation de quitter le territoire sans délai assorti d'une interdiction de retour de trente-six mois. Le 14 janvier 2022, M. C a été incarcéré au centre pénitentiaire de Valence pour prise du nom d'un tiers pouvant déterminer des poursuites pénales contre lui, conduite de véhicule sans permis, usage de stupéfiant, vol et usage de faux documents administratifs. Les 2 mai et 30 juin 2023, M. C a, lors de son audition déclaré ne pas vouloir quitter la France au motif que sa compagne était enceinte d'un enfant à naître. Par arrêté du 7 juillet 2023, la Préfète de la Drôme a pris à son encontre une décision portant obligation de quitter le territoire français, refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire, portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de 24 mois et fixant l'Algérie comme pays de destination. M. C demande l'annulation de cette décision.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination :
4. L'arrêté attaqué a été signé par Mme A B, Chef du bureau de l'immigration et de l'intégration à la préfecture, qui disposait d'une délégation de signature à cette fin, consentie par arrêté du 19 juillet 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de la Drôme du même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet acte, qui manque en fait, doit être écarté.
5. M. C soutient que sa relation avec Mme D ne saurait être contestée et que le couple se fréquente depuis plus de six ans. En premier lieu, la circonstance que la préfète ait mentionné que M. C avait déjà évoqué une grossesse quand bien même il s'agissait de Mme D et non une autre concubine, pour tenter de faire échec à une mesure d'éloignement, n'est pas de nature à considérer que cette seule erreur de fait ait été de nature à influencer le sens de sa décision d'autant que le requérant a bien déclaré en 2022 une vie commune avec Mme F et n'entretenir qu'une relation amicale avec Mme D pour les papiers et le courrier.
6. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application des stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
7. M. C soutient qu'à la suite de son incarcération en 2022, Mme D n'a jamais cessé de le voir tant aux parloirs qu'en unité de vie familiale. Il indique que c'est d'ailleurs à cette occasion qu'elle est nouveau tombée enceinte et que par acte du 27 juin 2023 il a reconnu l'enfant à naître. M. C soutient qu'aucun autre père n'a reconnu l'enfant et que la filiation de l'enfant n'a pas été contestée. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que lorsque le 13 janvier 2022 M. C a été interrogé par les services de police, il a déclaré être en couple avec Mme F et vivre à son domicile tout en communiquant l'adresse de Mme D son ex-compagne laquelle était devenue une amie pour les papiers et le courrier. Si M. C fait valoir une durée de présence de plus de 10 ans en France, il a quitté le territoire en 2019 et son maintien n'est dû qu'au non-respect des mesures d'éloignement prise à son rencontre en 2020 et 2021 et à son incarcération de plusieurs mois ces années passées en détention au titre d'une peine privative de liberté ne pouvant s'imputer dans le calcul des durées de résidence prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ses allégations selon lesquelles Mme D aurait perdu un enfant à naître en 2020 ne sont en tout état de cause pas de nature à créer des droits à son profit au jour de la décision attaquée. M. C ne peut non plus soutenir être parent d'un enfant français au jour de la décision attaquée ou devoir assister à l'accouchement l'enfant celui-ci étant né le 25 juillet 2023. En outre en refusant de tenter de régulariser sa situation sur le territoire dont il ne pouvait ignorer la précarité au regard de sa situation administrative, M. C n'a manifesté aucune adhésion réelle aux valeurs de la République dont le respect des lois et des règlements est l'une des composantes. M. C ne justifie pas d'une intégration socioprofessionnelle particulière dans la société française. Il a vécu la majorité de sa vie en Algérie où vivent les membres de sa famille. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français attaquée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts en vue desquels elle a été prise. M. C ne peut pour les mêmes raisons soutenir qu'elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
8. Compte tenu de ce qui précède, M. C n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français pour demander l'annulation de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire.
9. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement () ;
10. M. C conteste qu'il existerait un risque qu'il se soustrait à la mesure d'éloignement au motif qu'il n'aurait pas fait de démarche pour régulariser sa situation en France dans la mesure où il attendait la naissance de son enfant pour solliciter la délivrance d'un titre de séjour. Il conteste que son comportement constituerait une menace pour l'ordre public indiquant qu'il n'a pas été poursuivi ou condamné depuis la condamnation qui l'a conduit à son incarcération. En outre, il a expressément indiqué souhaité se maintenir en France pour vivre avec sa concubine et leur enfant. Toutefois, au regard de la gravité des faits commis, de leur récurrence et de son comportement M. C représente une menace pour l'ordre public nonobstant la circonstance qu'il aurait purgé une peine de prison et se serait bien comporté pendant son incarcération. En outre, M. C n'a pas déféré aux mesures d'éloignement en 2020 et 2021 prises à son encontre et même assigné à résidence en 2020, il n'a pas respectée cette mesure. Enfin, son intention de régulariser sa situation administrative après la naissance de l'enfant Jennah C née le 25 juillet 2023 postérieurement à l'arrêté attaqué est sans incidence sur sa légalité.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
11. Compte tenu de ce qui précède, M. C n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire pour demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français ;
12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
13. Aucun délai de départ n'ayant été accordé à M. C, il est dans la situation, prévue par les dispositions du III de l'article L. 511-1, où l'administration assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français en l'absence de circonstances humanitaires y faisant obstacle et ne procède à un examen de la situation d'ensemble de l'étranger que pour fixer la durée de ladite interdiction. En l'espèce, M. C invoque la circonstance que Mme D est, à la date de la décision attaquée, enceinte de son enfant et devrait prochainement accoucher ce qui le place dans l'impossibilité d'assister à l'accouchement et de contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. Toutefois, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que la Préfète de la Drôme a procédé à un examen complet de la situation de M. C pour fixer à 24 mois la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée. Comme exposé précédemment, à la date de sa décision, M. C était sans charge de famille et n'établissait pas sa présence indispensable auprès de la future mère et de l'enfant à naître. Compte tenu de l'absence de liens anciens, stables et intenses de l'intéressé en France, du fait qu'il s'est soustrait à l'exécution de précédentes mesures d'éloignement prise en 2020 et 2021 et de sa mise en cause dans de nombreuses affaires, la durée de l'interdiction de retour prononcée ne peut être considérée comme excessive. Enfin, ni sa durée de présence, ni la nature et l'ancienneté de ses liens en France, ni l'absence de nouvelles condamnations ne sont de nature à justifier l'absence de proportionnalité de la mesure ou des circonstances humanitaires.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E C, à Me Albertin et à la Préfète de la Drôme.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 août 2023.
Le magistrat désigné,
S. Morel Le greffier,
P. Muller
La République mande et ordonne à la Préfète de la Drôme en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026