mercredi 23 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2305129 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces enregistrée les 7 et 21 août 2023, la société La Paille, représentée par Me Bigeard, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'arrêté du 19 juin 2023 du maire de la commune des Allues prononçant la fermeture administrative de l'établissement " refuge du plan de TUEDA " ;
2°) de mettre à la charge de la Commune des Allues à lui verser la somme de 4.000 € au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société soutient que :
- l'urgence est établie dès lors que la privation de ressources met en péril l'existence de la structure ;
- sont susceptibles de créer un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige les moyens tirés de l'inexactitude matérielle des faits, de l'erreur dans la qualification juridique des faits et du caractère disproportionné de la mesure.
Par un mémoire en défense et des pièces complémentaires enregistrés le 11 août 2023, le préfet de la Savoie conclut au rejet de la requête.
Par un mémoire enregistré le 18 août 2023, la commune des Allues, représentée par Me Pyanet conclut au rejet de la requête et à la condamnation de la société requérante à lui verser la somme de 4000 euros au titre des frais irrépétibles.
Elle soutient que l'urgence n'est pas établie et qu'aucun des moyens n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Jourdan pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Jourdan pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 22 août 2023 :
- le rapport de Mme Jourdan, juge des référés,
- et les observations de Me Bigeard pour la société La Paille et de Me Frigière pour la commune des Allues.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. / () ". Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. / () ".
En ce qui concerne l'urgence :
2. La condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision administrative contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. Cette urgence s'apprécie objectivement, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce et à la date à laquelle le juge des référés est appelé à se prononcer.
3. Pour faire valoir l'urgence de sa situation, la société requérante soutient que la décision attaquée la prive de recettes et met en péril l'existence même de la structure. Toutefois, s'agissant de la saison d'été, elle ne saisit le juge des référés que le 7 août 2023 alors que la fermeture est prononcée le 19 juin 2023. Pour la saison d'hiver à venir, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée, qu'une réouverture est envisageable, dès lors que l'établissement justifie du respect des prescriptions de la commission de sécurité. Si la décision en litige vise de nombreuses non-conformités tout en se référant à des mises en demeure et à un rapport d'inspection datant de 2019, alors qu'il est constant que de travaux ont été entrepris depuis, il n'en reste pas moins qu'ont été relevés des manquements avérés quant aux autorisations administratives sollicitées. Si la société soutient avoir néanmoins respecté les prescriptions en question, elle n'a pas sollicité une nouvelle visite de la commission de sécurité afin de l'établir et ne peut se borner à produire un constat d'huissier pour justifier de la conformité de l'établissement. Dans ces circonstances, alors que la société a été invitée, à l'initiative du préfet de Savoie, à trouver une solution et que la fermeture répond à un impératif de sécurité publique, la société requérante, eu égard à ses propres négligences, ne peut se prévaloir de l'urgence de la situation au sens des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par la requête doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter les conclusions de la commune des Allues au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune des Allues tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société La Paille et à la commune des Allues.
Copies-en sera adressée au préfet de la Savoie.
Fait à Grenoble, le 23 août 2023.
Le juge des référés, Le greffier,
D. JourdanP. Muller
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026