Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2305207

mercredi 21 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2305207
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'annulation d'un titre exécutoire de 4 258,29 euros émis pour un trop-perçu de salaire. La requérante invoquait l'absence de préavis, une erreur de mention (AED au lieu d'AESH) et sa situation financière difficile. Le tribunal a considéré que ces moyens n'étaient pas suffisamment précis ou étaient manifestement insusceptibles de justifier l'annulation. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 juillet 2023, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler le titre exécutoire par lequel la somme de 4 258,29 euros lui a été réclamée au titre d’un trop perçu de salaire ;


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :



Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les (…) présidents de formation de jugement (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (…) ».

Mme B... se borne à exposer sans plus de précision que son employeur n’a pas pris soin de la prévenir du trop-perçu ou de lui proposer un remboursement à l’amiable, que le titre porte la mention AED alors qu’elle exerce les fonctions d’AESH et que sa situation financière ne lui permet pas de s’acquitter de cette somme. Ce faisant, les moyens qu’elle invoque ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Sa requête doit, par suite, être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.




O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au lycée Vaucanson.
Copie en sera adressée à la direction départementale des finances publiques de l’Isère.


Fait à Grenoble, le 21 janvier 2026.


Le président de la 3ème chambre,





B. Savouré




La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.