mardi 18 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2305677 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 5 septembre 2023, le 8 mars 2024 et le 31 octobre 2024 (non communiqué), Mme O L H, M. D F, Mme G F, M. A Q, M. M I, M. K B, la société 2M construction, M. E C et M. N R, représentés par Me Sevino, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 mars 2023 par lequel le maire de la commune de Salins-Fontaine a accordé un permis de construire à la société Les Hauts Salins et des décisions implicites rejetant leurs recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Salins-Fontaine la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté contesté a été signé par une autorité incompétente ;
- le dossier de demande de permis de construire ne comporte pas l'ensemble des pièces prévues par les dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme dès lors que la notice du projet architectural ne décrit pas l'insertion de la construction dans son environnement et que les plans relatifs aux réseaux d'eau ont faussé l'appréciation du service instructeur ;
- le projet autorisé ne respecte pas la règle de hauteur prévue par l'article Ub 5 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) ;
- le projet autorisé ne respecte pas la règle de recul par rapport aux limites séparatives prévue par l'article Ub 6.2 du règlement du PLU ;
- le projet autorisé ne s'insère pas harmonieusement avec les constructions avoisinantes en méconnaissance de l'article Ub 7 du règlement du PLU ;
- le projet autorisé porte atteinte à l'intérêt des lieux avoisinants en méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;
- la largeur de servitude n'est pas adaptée à la circulation et porte atteinte à la sécurité publique en méconnaissance des articles R. 111-2 du code de l'urbanisme et de l'article Ub 11 du règlement du PLU ;
- l'arrêté contesté méconnaît l'article Ub 11 du règlement du PLU dès lors que l'accès, qui dessert plus de 10 logements, est inférieure à 5 mètres ;
- l'arrêté contesté méconnaît les dispositions de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 10 novembre 2023 et le 3 avril 2024, la société Les Hauts Salins, représentée par Me Fiat, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les requérants ne justifient pas de leur intérêt à agir ;
- la requête en tant qu'elle émane de MM. C et R est tardive et irrecevable ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 15 novembre 2023 et le 19 mars 2024, la commune de Salins-Fontaine, représentée par Me Petit, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les requérants ne justifient pas de leur intérêt à agir ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Argentin,
- les conclusions de Mme Vaillant, rapporteure publique,
- et les observations de Me Decaudaveine, représentant les requérants, Me Temps représentant la commune de Salins-Fontaine et de Me Fiat, représentant la société Les Hauts Salins.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 29 mars 2023 le maire de la commune de Salins-Fontaine a accordé un permis de construire à la société les Hauts-Salins pour l'édification d'un bâtiment de 13 logements collectifs d'une surface de plancher de 1088 m².
Sur les conclusions en annulation :
2. L'arrêté attaqué a été signé par Mme P J, troisième adjointe au maire. Celle-ci dispose d'une délégation de fonction en matière d'urbanisme concernant, notamment, le suivi des autorisations au titre du droit des sols (ADS), consentie par un arrêté du 4 janvier 2022 qui a fait l'objet d'un affichage en mairie pendant deux mois à compter du 19 janvier 2022. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que l'arrêté contesté aurait été signé par une autorité incompétente.
3. Aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; / d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; / f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement ". Aux termes de l'article R. 431-9 du même code : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier () Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. () ".
4. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
5. Le dossier de permis de construire déposé par la société les Hauts Salins comporte, notamment, une notice paysagère décrivant le terrain et présentant le projet de construction, des photographies de l'environnement proche et lointain, trois insertions graphiques permettant d'apprécier l'état initial du terrain, ses abords, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ainsi que les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement. Les pièces de la demande de permis permettent également d'apprécier le traitement paysager des abords et de l'accès à la construction. Ainsi l'autorité administrative disposait des informations nécessaires lui permettant d'apprécier la conformité du projet à la réglementation applicable. En outre, le plan de masse indique les modalités de raccordement aux réseaux d'eaux enterrés. Si, dans leur mémoire complémentaire enregistré le 8 mars 2024, les requérants font valoir l'existence, sur le site, d'une erreur de raccordement des eaux usées, cette circonstance, à la supposée établie, relève de l'exécution des travaux et est sans incidence tant sur l'appréciation de la complétude des documents composant le dossier de demande de permis de construire que sur l'appréciation de la conformité du projet à la réglementation applicable. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le dossier de demande de permis de construire méconnaît les dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme et que les plans relatifs aux réseaux d'eau ont faussé l'appréciation du service instructeur.
6. Aux termes de l'article Ub 5 du règlement du PLU de la commune de Salins-Fontaine relative aux hauteurs : " La hauteur maximale est de 10 mètres au faîtage. () La hauteur des constructions est mesurée en tout point du bâtiment. () ".
7. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des plans de coupe, que la hauteur en tout point de la construction est inférieure à 10 mètres à partir du terrain naturel. La circonstance que le panneau d'affichage du permis de construire en cause mentionne une hauteur de la construction de 12,40 m est sans incidence sur l'application de cette règle laquelle est uniquement appréciée au regard du dossier de permis de construire. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que l'arrêté contesté méconnaît l'article Ub 5 du règlement du PLU de la commune de Salins-Fontaine.
8. Aux termes de l'article Ub 6.2 du règlement du PLU de la commune de Salins-Fontaine relatif aux implantations par rapport aux limites séparatives : " Les constructions nouvelles devront être implantées en tout point de la manière suivante : () Les constructions d'une surface d'emprise au sol supérieure à 12 m², si elles ne sont pas accolées au bâtiment, devront être implantées à une distance de la moitié de la hauteur projetée, avec un minimum de 4 mètres de la limite séparative. () ".
9. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des plans de coupe, que les règles d'implantation des constructions prévues par les dispositions précitées sont respectées. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que l'arrêté contesté méconnaît l'article Ub 6.2 du règlement du PLU de la commune de Salins-Fontaine.
10. Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. ". Aux termes de l'article Ub 7 du règlement du PLU de la commune de Salins-Fontaine relatif à l'aspect extérieur des constructions : " Les constructions devront s'harmoniser dans la mesure du possible avec celles des constructions voisines. () 7.1. La volumétrie : La volumétrie des constructions doit rester simple dans un rapport de proportions cohérent avec celui des constructions environnantes sous réserve que celles-ci respectent l'échelle du tissu urbain () 7.3. Les toitures : Les toitures doivent s'harmoniser avec celles des constructions voisines dans la mesure où celui-ci peut servir de référence. () ". Ces dispositions ont le même objet que celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et posent des exigences qui ne sont pas moindres. Dès lors, c'est par rapport aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme que le juge doit apprécier, au terme d'un contrôle normal, la légalité du projet contesté.
11. Le projet autorisé est situé en zone urbaine de densité moyenne de la commune de Salins-Fontaine. Cette zone est affectée essentiellement à l'habitat, aux services et aux activités qui en sont le complément normal. Si les abords immédiats de la construction autorisée sont composés essentiellement de maisons individuelles, ils comprennent aussi des logements collectifs, notamment celui des requérants. Il ressort également des pièces du dossier ainsi que des données publiques de référence produites par l'Institut géographique national et librement accessibles aux parties comme au juge sur le site internet geoportail.gouv.fr que de nombreuses constructions situées à proximité sont d'aspects hétérogènes et que des bâtiments équipés de toitures plates se situent dans les environs de l'implantation du projet. Dans ces circonstances, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la construction projetée ne s'harmonise pas avec les constructions voisines et porterait à l'intérêt des lieux avoisinants.
12. Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ". Aux termes de l'article Ub 11 du règlement du PLU de Salins-Fontaine relatif aux conditions de desserte des terrains par les voies publiques ou privées : " 11.1 Les accès / () L'accès doit être conçu et dimensionné en fonction de la topographie et de la morphologie des lieux, de la nature des voies sur lesquelles débouche cet accès (intensité du trafic, visibilité, vitesse), de la nature et de l'affectation des constructions existantes et des constructions projetées, du nombre de logements ou de la surface de plancher projetés, du trafic engendré par la nouvelle construction. () Les dimensions et caractéristiques techniques des accès doivent satisfaire aux normes de desserte et de sécurité des véhicules des services publics (secours, défense incendie, collecte des déchets ménagers, etc.). Si l'accès dessert moins de 10 logements, la largeur sera de 2,50 mètres minimum s'il est à sens unique et de 3,5 mètres minimum s'il est à double sens. Si l'accès dessert plus de 10 logements, la largeur sera de 5 mètres minimum. () ". Ces dernières dispositions ont le même objet que celles de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et posent des exigences qui ne sont pas moindres. Dès lors, c'est par rapport aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme que le juge doit apprécier, au terme d'un contrôle normal, la légalité de la décision contestée
13. Il ressort des pièces du dossier que la servitude de passage desservant le terrain d'assiette présente, en quelques endroits, une largeur d'environ 3 mètres. Cependant cette servitude desservait déjà plusieurs habitations avant l'autorisation contestée. En outre, elle ne rend pas impossible, compte tenu de sa configuration et des aménagements au droit de la construction autorisée, le croisement de véhicules. En outre, les requérants n'établissent pas que des engins de lutte contre les incendies ne pourraient emprunter cette voie et il n'est pas contesté que la route de la Combe pourrait également être utilisée par les secours. Dans ces circonstances, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la demande de permis de construire aurait dû être refusée en raison des difficultés de circulation et d'utilisation des engins de lutte contre l'incendie liées à la configuration de la servitude de passage desservant la construction.
14. Il est constant que le projet autorisé comporte plus de 10 logements. Il ressort des pièces du dossier que l'accès en cause, lequel doit être uniquement mesuré à la jonction entre la servitude de passage menant au projet et la voie ouverte à la circulation publique, à savoir en l'espèce, la route de la Combe, est d'une largeur supérieure à 5 mètres. Dans ces circonstances, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que l'arrêté contesté méconnait les dispositions de l'article Ub11 du règlement du PLU.
15. Aux termes de l'article R. 111-1 du code de l'urbanisme : " Le règlement national d'urbanisme est applicable aux constructions et aménagements faisant l'objet d'un permis de construire, d'un permis d'aménager ou d'une déclaration préalable ainsi qu'aux autres utilisations du sol régies par le présent code./ Toutefois les dispositions des articles R. 111-3, R. 111-5 à R. 111-19 et R. 111-28 à R. 111-30 ne sont pas applicables dans les territoires dotés d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu ".
16. La commune de Salins-Fontaine est dotée d'un plan local d'urbanisme, de sorte que les requérants ne peuvent utilement se prévaloir de ce que le projet litigieux méconnaîtrait les dispositions de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que l'arrêté contesté méconnaît les dispositions de cet article.
17. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que ces derniers ne sont pas fondés à demander l'annulation des décisions attaquées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Salins-Fontaine, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par les requérants, au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. En revanche il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants la somme demandée par la société Les Hauts Salins et la commune de Salins-Fontaine, au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête susvisée est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la société Les Hauts Salins et de la commune de Salins-Fontaine tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme L H, à la commune de Salins-Fontaine et à la société Les Hauts Salins.
Délibéré après l'audience du 7 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Bedelet, présidente,
M. Argentin, premier conseiller,
Mme Naillon, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 février 2025.
Le rapporteur,
S. Argentin
La présidente,
A. Bedelet
Le greffier,
P. Muller
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026