Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2306098
jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2306098 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 septembre 2023, M. A B, représenté par Me Baudelet, demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative de désigner un expert chargé de se prononcer sur les préjudices subis lors de son intervention en qualité de collaborateur occasionnel du service public de la police judiciaire, le 15 juin 2021.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 septembre 2023, la Caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme déclare intervenir à l'instance.
Par un mémoire enregistré le 8 novembre 2023, le ministre de l'intérieur indique qu'il appartient au ministre de la justice, garde des sceaux, de représenter l'Etat dans cette instance.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu la décision du Tribunal des conflits n°4305 du 13 mai 2024 ;
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C en qualité de juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".
2.L'action fondée sur une responsabilité sans faute de l'État en raison du préjudice résultant d'une opération de police judiciaire relève de la compétence de la juridiction judiciaire. Il en va ainsi de l'action engagée par un collaborateur occasionnel du service public pour obtenir la réparation de dommages subis lors d'une opération de police judiciaire.
3. L'action en responsabilité susceptible d'être engagée par M. B relevant de la compétence du juge judiciaire, le juge des référés du tribunal administratif n'est pas compétent pour se prononcer sur la demande d'expertise présentée par ce dernier. Il y a donc lieu de rejeter sa requête comme présentée devant une juridiction incompétente pour en connaitre.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée comme présentée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au ministre de la justice et à la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme.
Fait à Grenoble, le 4 juillet 2024.
Le juge des référés,
S. C
La République mande et ordonne au ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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