Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2306438

mardi 17 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2306438
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCABINET G. MOLLION

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par plusieurs requérants d’une demande d’annulation d’un permis d’aménager délivré par le maire de Vizille à la société Le Marval. En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté attaqué par un acte du 20 décembre 2023, devenu définitif. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il rejette également la demande de frais de procès présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 octobre 2023, M. et Mme C et N U, M. L U, M. et Mme E et H I, M. et Mme Q et O W, M. et Mme R et P K, M. D A, Mme G F, M. T M, M. et Mme S J et M. B V, représentés par Me Cognat, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 21 avril 2023 par lequel le maire de la commune de Vizille a délivré le permis d'aménager n°PA 38562 22 U0001 à la société Le Marval, ensemble les décisions de rejet de leurs recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Vizille la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 24 juin 2024, la commune de Vizille représentée par Me Mollion, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation, et au rejet des conclusions présentées au titre des frais de procès.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux de constater par ordonnance qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L.761-1 ou la charge des dépens.

2. Par un arrêté du 20 décembre 2023 postérieur à l'introduction du recours, la commune de Vizille a retiré l'arrêté attaqué. Il ne résulte d'aucune pièce du dossier que cet arrêté peut être retirer ou qu'il peut faire l'objet d'un recours en annulation. L'arrêté étant ainsi devenu définitif les conclusions de la requête de M. et Mme U et autres à fin d'annulation de l'arrêté du 21 avril 2023 sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu de statuer sur celles-ci.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Vizille la somme réclamée par M. et Mme U et autres en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er :Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. et Mme U et autres.

Article 2 :Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme C et N U en application de l'article R.751-3 du code de justice administrative, à la commune de Vizille et à la société Le Marval.

Fait à Grenoble le 17 septembre 2024.

Le président de la 1ère chambre,

P. Thierry

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2306438