Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2308083

mardi 1 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2308083
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCABINET MEROTTO

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du maire d’Allonzier-la-Caille de dresser un procès-verbal d’infraction. M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête en cours d’instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a rejeté les conclusions au titre des frais de procès, laissant à chaque partie la charge de ses propres frais.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 14 décembre 2023 et le 18 juin 2024, M. A, représenté par Me Thiry, demande au tribunal :

- d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de la commune d'Allonzier-la-Caille a refusé de dresser un procès-verbal d'infraction à l'encontre de M. B ;

- d'enjoindre au maire de la commune d'Allonzier-la-Caille de constater les infractions pénales sur la parcelle cadastrée n°0B 2392 et de dresser un procès-verbal d'infractions ;

- d'assortir cette injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de l'intervention de l'ordonnance ;

- de mettre à la charge de la commune d'Allonzier-la-Caille la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 avril 2024, le préfet de la Haute-Savoie déclare qu'il n'y a pas lieu qu'il se substitue au maire de la commune d'Allonzier-la-Caille pour faire droit à la demande de M. A.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 15 mai 2024 et le 29 août 2024, M. B conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer et à la condamnation de M. A à lui verser une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 août 2024, la commune d'Allonzier-la-Caille conclut au non-lieu à statuer.

Par un mémoire, enregistré le 10 septembre 2024, M. A déclare se désister purement et simplement de sa requête mais maintient sa demande au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux, par ordonnance, de donner acte des désistements et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens.

2. Le désistement de la requête de M. A est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais de procès :

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de laisser à chaque partie la charge de ses frais d'instance au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er :Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A, au préfet de la Haute-Savoie, à M. B et à la commune d'Allonzier-la-Caille.

Fait à Grenoble le 1er octobre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Mathieu Sauveplane

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2308083