Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2308188

mardi 8 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2308188
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant son évaluation professionnelle par la rectrice de l'académie de Grenoble pour l'année 2022-2023. La requête, qui se bornait à indiquer un désaccord sans exposer aucun moyen de droit ou argument sur la valeur professionnelle de l'intéressé, ne satisfaisait pas aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le juge a donc prononcé le rejet sans inviter le requérant à régulariser sa demande.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 décembre 2023, M. B conteste son évaluation par la rectrice de l'académie de Grenoble au titre de l'année 2022-2023.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux (), peuvent par ordonnance : () ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les noms et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. () ".

3. Dans sa requête, M. B se borne à indiquer que son " appréciation finale [le] rétrograde de la mention " excellent " à " très satisfaisant " contre l'avis de [son] chef d'établissement et de [son] inspecteur (cf document joint) " et à produire ses recours, qui ne comportent pas plus de moyens ou d'arguments quant à sa valeur professionnelle. Dès lors, la requête de M. B ne comporte l'énoncé d'aucun moyen susceptible de venir au soutien de celle-ci. Ainsi cette requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, pour ce motif, être rejetée.

ORDONNE :

Article 1er : La requête présentée par M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Grenoble, le 8 octobre 2024.

La présidente de la 3ème chambre

A. Triolet

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2308188