Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2400036
jeudi 8 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2400036 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 janvier 2024, M. A C demande au tribunal de laisser un accès libre à la juridiction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. Si M. A demande qu'un libre accès au tribunal lui soit laissé comme à tout justiciable, il ne ressort d'aucune pièce du dossier qu'une interdiction ou une restriction d'accès aurait été prise à son encontre.
3. L'article L. 522-3 du code de justice administrative permet au juge des référés de rejeter par une ordonnance motivée, sans procédure contradictoire écrite ou orale, une requête ne présentant pas un caractère d'urgence ou s'il apparait, au vu de la demande, que celle-ci est mal fondée. Si M. A critique l'application qui a été faite de ces dispositions par les juges des référés du tribunal administratif de Grenoble, il lui appartenait de contester les ordonnances litigieuses ainsi qu'il lui a été précisé dans les courriers de notification.
5. Enfin, le prononcé d'une amende pour recours abusif est un pouvoir propre du juge auquel il ne saurait renoncer lorsque les conditions mentionnées à l'article R. 741-12 du code de justice administrative sont réunies. Au demeurant, M. A ne soutient ni même n'allègue qu'une telle amende aurait été prononcée à son encontre.
6. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A, qui n'est pas régularisable, doit être rejetée selon la procédure mentionnée au 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Grenoble, le 8 février 2024.
Le président du tribunal,
J. P. WYSS
La République mande et ordonne au Garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.