Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2400499
jeudi 7 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2400499 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 janvier 2024, le syndicat CGT ANEF demande au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé pendant deux mois par le préfet de la Drôme sur sa demande formée le 27 octobre 2023 tendant que ses services cessent d'appliquer des critères extra-légaux pour la prise en charge des familles vulnérables dans le dispositif d'hébergement d'urgence.
Une lettre a été adressée le 31 janvier 2024 au syndicat CGT ANEF l'invitant à régulariser sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. Le syndicat CGT ANEF a été invité par un courrier du 31 janvier 2024 à régulariser sa requête en produisant ses statuts et la délibération autorisant son représentant à ester devant le tribunal. Faute de régularisation à l'expiration du délai de quinze jours imparti, la requête est manifestement irrecevable et peut être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête du syndicat CGT ANEF est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat CGT ANEF.
Fait à Grenoble, le 7 mars 2024.
Le président,
V. L'HÔTE
La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.