Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2401468

lundi 21 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2401468
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de lui accorder une subvention de 2 500 euros au titre de la prime de transition énergétique. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité de la requête, car l'ANAH avait déjà agréé le recours préalable de Mme A et créé un dossier de régularisation avant l'enregistrement de sa demande en justice, ce qui avait retiré la décision attaquée. Aucun texte spécifique n'est mentionné, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 février 2024, Mme A demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle la directrice générale de l'Agence nationale de l'habitat a rejeté son recours préalable obligatoire à l'encontre de la décision lui ayant refusé l'attribution d'une subvention de 2 500 euros au titre de la prime de transition énergétique.

Elle soutient qu'elle a réglé la facture de la pose du poêle et qu'elle ne comprend pas pourquoi l'Agence nationale de l'habitat lui a refusé la prime de 2 500 euros.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 septembre 2024, l'Agence nationale de l'habitat conclut au non-lieu à statuer.

Elle soutient que le recours de Mme A a été réévalué et qu'une prime de 2500 euros lui a été attribuée et versée le 29 mai 2024 à l'intéressée. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur sa requête.

Les parties ont été informées en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative que le Tribunal était susceptible de soulever d'office le moyen tiré de l'irrecevabilité de la requête.

En réponse, Mme A a présenté un mémoire, enregistré le 14 octobre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Sauveplane,

- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 21 février 2024, l'Agence nationale de l'habitat a agréé le recours administratif préalable de la requérante et un dossier de régularisation MPR-2023-13898 a été créé. Cette décision a nécessairement eu pour effet de retirer la décision implicite attaquée. Par suite, la requête de Mme A, enregistrée le 28 février 2024, sont postérieurement à cette décision, est irrecevable et ne peut qu'être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er :La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 :Le présent jugement sera notifié à Mme A et à l'Agence nationale de l'habitat.

Délibéré après l'audience du 14 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Mathieu Sauveplane, président,

- Mme C E, première-conseillère,

- Mme D B, première-conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 octobre 2024.

Le président-rapporteur,

M. Sauveplane

L'assesseure la plus ancienne,

C. E

La greffière,

C. Jasserand

La République mande et ordonne au ministre du logement et de la rénovation urbaine et au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie ce qui les concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.