Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2401913

lundi 14 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2401913
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par l'union départementale des associations familiales de la Drôme, tutrice de Mme A B, d'une requête en annulation d'une décision du département de la Drôme rejetant une demande d'aide sociale pour frais d'hébergement. En cours d'instance, le département a révisé sa décision le 24 juillet 2024, reconnaissant les droits de Mme B suite à une erreur d'interprétation des ressources. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 mars 2024, l'union départementale des associations familiales de la Drôme, tutrice de Mme A B, demande au tribunal d'annuler la décision en date du 27 Février 2024 par laquelle le département de la Drôme a rejeté son recours portant sur une demande d'aide sociale pour la prise en charge de ses frais d'hébergement en établissement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 août 2024, le département de la Drôme conclut au non-lieu à statuer sur la requête de Mme B.

Il informe que la décision litigieuse a été révisée le 24 juillet 2024 pour permettre la reconnaissance des justes droits de Mme B suite à une erreur d'interprétation sur la définition des ressources à prendre en considération dans le calcul des droits des postulants à l'aide sociale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux (), le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".

2. Il résulte de l'instruction et il n'est au demeurant pas contesté que la décision litigieuse a été révisée le 24 juillet 2024 pour permettre la reconnaissance des justes droits de Mme B. Par suite, la requête de Mme B est devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'union départementale des associations familiales de la Drôme tutrice Mme A B et au département de la Drôme.

Copie en sera adressée à Mme A B.

Fait à Grenoble, le 14 octobre 2024.

Le président,

J.P. Wyss

La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.