Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2402214
mercredi 31 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2402214 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL CABINET CHANGEUR |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 mars 2024, M. B A, représenté par SELARL Cabinet Changeur, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision " 48SI " en date du 10 janvier 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a retiré six points de son permis de conduire entraînant l'invalidation de son permis ainsi que la décision de rejet de son recours gracieux présenté le 31 janvier 2024 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de lui restituer les six points correspondant à l'infraction du 1er juin 2023 sous astreinte dans un délai de 15 jours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 873 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et non compris dans les dépens.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juin 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. A.
Il informe que la décision de retrait de points consécutive à l'infraction commise le 1er juin 2023 a été retirée dans l'attente d'une décision définitive du tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains et que par cette rectification le permis de conduire de M. A a recouvré sa validité et reste doté de douze points à ce jour et les mentions relatives à la décision " 48SI " du 10 janvier 2024 ont été supprimées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux (), le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Il résulte de l'instruction et il n'est au demeurant pas contesté que la décision de retrait de points consécutive à l'infraction commise le 1er juin 2023 a été retirée dans l'attente d'une décision définitive du tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains et que par cette rectification le permis de conduire de M. A a recouvré sa validité et reste doté de douze points à ce jour et les mentions relatives à la décision " 48SI " du 10 janvier 2024 ont été supprimées. Par suite, la requête de M. A est devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de M. A.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Grenoble, le 31 juillet 2024.
Le président,
J.P. Wyss
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.