Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2402220

lundi 7 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2402220
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B comme manifestement irrecevable. M. B contestait une décision du 9 septembre 2023 de la CAF de l'Isère refusant une remise de dette totale à sa compagne. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 30 mars 2024, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours de deux mois, M. B ayant eu connaissance de la décision au plus tard le 7 octobre 2023. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 mars 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 9 septembre 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales de l'Isère a refusé à sa compagne une remise de dette totale d'un montant de 783 euros et ne lui a accordé qu'une remise de dette partielle d'un montant de 195,75 euros concernant ses allocations d'aides personnalisées au logement.

Vu :

- l'ordonnance n° 2306483 du 27 mars 2024 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ; ".

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () " et l'article R. 421-5 du même code dispose : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".

3. M. B demande au tribunal d'annuler la décision du 9 septembre 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales de l'Isère a refusé à sa compagne une remise de dette totale d'un montant de 783 euros et ne lui a accordé qu'une remise de dette partielle d'un montant de 195,75 euros concernant ses allocations d'aides personnalisées au logement. Toutefois, il est constant que M. B a déposé un premier recours devant le tribunal dirigé contre cette décision, enregistré le 7 octobre 2023, manifestant ainsi qu'il en avait connaissance au plus tard à cette date. Par ailleurs, la décision du 9 septembre 2023 comporte la mention des voies et délais de recours. Il suit de là que la nouvelle requête de M. B, enregistrée au greffe le 30 mars 2024, soit après le délai de recours qui expirait le 4 décembre 2024, est tardive et ne peut qu'être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la caisse d'allocations familiales de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 7 octobre 2024.

Le président,

J. P. WYSS

La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.