Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2402297
jeudi 12 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2402297 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 mars 2024, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision du 13 mars 2024 par laquelle le directeur de l'agence France Travail de Grenoble a rejeté sa demande d'inscription rétroactive sur la liste des demandeurs d'emploi à compter du 16 février 2024.
Il soutient qu'il n'a pu faire son actualisation suite à un impératif familial.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 novembre 2024, France Travail Auvergne- Rhône-Alpes conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- l'arrêté du 14 octobre 2015 relatif à l'inscription sur la liste des demandeurs d'emploi ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".
2. Aux termes de l'article L. 5411-1 du code du travail : " A la qualité de demandeur d'emploi toute personne qui recherche un emploi et demande son inscription sur la liste des demandeurs d'emploi auprès de Pôle emploi ". Aux termes de l'article R. 5411-2 du même code : " L'inscription sur la liste des demandeurs d'emploi est faite par voie électronique auprès de l'opérateur France Travail. Le travailleur recherchant un emploi qui demande son inscription déclare sa domiciliation et transmet les informations permettant de procéder à son identification. A défaut de parvenir à s'inscrire lui-même par voie électronique, le travailleur recherchant un emploi peut procéder à cette inscription dans les services de l'opérateur France Travail, également par voie électronique, et bénéficier le cas échéant de l'assistance du personnel de l'opérateur France Travail. Les modalités d'application du présent article sont déterminées par un arrêté du ministre chargé de l'emploi. ". Les dispositions du code du travail qui soumettent le travailleur inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi tenue par France travail, à des obligations telles que, notamment, le renouvellement de la demande d'inscription, l'acceptation d'emploi ou d'action de formation proposés, ou la réponse à des convocations, font obstacle à ce que cette inscription ait un caractère rétroactif.
3. Il résulte de l'instruction que M. A soutient qu'il n'a pas pu effectuer son actualisation au titre du mois de janvier 2024, a été radié de la liste le 31 janvier 2024 et réinscrit le 7 mars 2024. La circonstance que son absence d'inscription en février 2024 soit due à un événement familial est donc sans incidence sur la légalité du refus d'inscription rétroactive. Par suite, le seul moyen de la requête étant inopérant, il y a lieu de la rejeter selon la procédure prévue à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non recevoir opposée en défense par France Travail.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à France Travail Auvergne-Rhône-Alpes.
Fait à Grenoble, le 12 décembre 2024.
Le président,
J. P. WYSS
La République mande et ordonne à la ministre du travail et de l'emploi en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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