Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2402356
lundi 8 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2402356 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 avril 2024, M. A B, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner à la commune de Vif, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de procéder sous 15 jours à compter de l'ordonnance à intervenir les travaux de reprofilage sur le chemin d'Uriol afin que son utilisation puisse se faire dans des conditions normales de sécurité, sous astreinte de 5 000 euros par jour de retard passé ce délai ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Vif une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ."
2. Si le juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, peut prescrire en cas d'urgence, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures autres que celles régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code, notamment sous forme d'injonctions adressées tant à des personnes privées que, le cas échéant, à l'administration, c'est à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse, et sous réserve qu'elles ne fassent pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
3. Il résulte de l'instruction que par une décision du 13 février 2024, le maire de Vif a expressément refusé de procéder à l'entretien du chemin d'Uriol. La requête de M. B tendant à ce qu'il soit enjoint à la commune de Vif de procéder à ces travaux fait obstacle à l'exécution de cette décision. Par suite, cette requête doit être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Grenoble, le 8 avril 2024.
Le juge des référés,
T. PFAUWADEL
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.