Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2402490

mercredi 28 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2402490
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de renouveler sa carte de séjour de membre de famille de citoyen européen. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer expressément le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Mme B... n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a constaté son désistement et en a donné acte par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 avril 2024, Mme A... B..., représentée par Me Borges de Deus Correia, demande au tribunal :

1°) annuler la décision implicite du préfet de l’Isère par laquelle il a rejeté sa demande de renouvellement de carte de séjour de membre de famille C..., dont la validité a expiré le 30 septembre 2023 ;
2°) d’enjoindre au préfet de l’Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification à intervenir ;
3°) d’enjoindre au préfet de l’Isère de lui délivrer une carte de séjour de 5 ans de membre de famille de citoyen européen ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice adminsitrative.

Une lettre a été adressée le 12 novembre 2025 à Me Zaiem, administrateur provisoire du cabinet de Me Borges de Deus Correia l’invitant, sur le fondement des dispositions de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai d’un mois, le maintien de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative et notamment l’article R.612-5-1.

Considérant ce qui suit :

1. L’article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux, par ordonnance, de donner acte des désistements.

2. Aux termes de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ».

3. En dépit de la demande qui a été adressée à son conseil en application des dispositions susvisées de l’article R. 612-5-1du code de justice administrative le 12 novembre 2025 et dont il a accusé réception le même jour, Mme B... n’a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai qui lui était imparti. Elle doit être réputée s’être désistée de l’ensemble des conclusions de sa requête. Rien ne s’oppose à ce qu’il lui en soit donné acte.



O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à la préfète de l'Isère.


Fait Grenoble, le 28 janvier 2026.


Le président de la 3ème chambre,


B. Savouré


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.