Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2402692

mardi 19 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2402692
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) refusant l’attribution d’une subvention au titre de la prime de transition énergétique. En cours d’instance, l’ANAH a agréé le recours préalable obligatoire et accordé la prime de 4 000 euros par une décision du 28 octobre 2024. Le tribunal a constaté que cette décision avait retiré la décision implicite contestée, privant ainsi la requête d’objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer, en application des dispositions du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 avril 2024, Mme B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle la directrice générale de l'Agence nationale de l'habitat a rejeté son recours préalable obligatoire à l'encontre de la décision du 20 juin 2022 lui ayant retiré l'attribution d'une subvention au titre de la prime de transition énergétique.

Elle soutient qu'elle n'a jamais retiré sa demande de prime de transition énergétique.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 novembre 2024, l'Agence nationale de l'habitat conclut au non-lieu à statuer.

Elle soutient que le recours administratif préalable obligatoire a été agréé par une décision du 24 octobre 2024 et une décision rectificative octroyant un montant estimé à 4 000 euros a été édictée le 28 octobre 2024 et a permis la création d'un dossier de régularisation portant le numéro MPR-2024-433729. La requête 2402692-2 n'ayant plus d'objet, elle demande de prononcer un non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique ;

- l'arrêté du 29 décembre 2022 modifiant l'arrêté du 14 janvier 2020 modifié et l'arrêté du 7 avril 2022 relatifs à la prime de transition énergétique, et l'arrêté du 17 novembre 2020 relatif aux caractéristiques techniques et modalités de réalisation des travaux et prestations dont les dépenses sont éligibles à la prime de transition énergétique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Sauveplane,

- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B a demandé à bénéficier de la prime de transition énergétique pour des travaux à réaliser sur le logement situé à La Tour du Pin et dont elle est propriétaire. Par une décision du 21 mai 2021, l'Agence nationale de l'habitat lui a attribué, sous condition, une subvention de 4 000 euros pour les travaux déclarés. Par une décision du 20 juin 2022, la directrice générale de l'agence nationale de l'habitat a retiré cette décision et refusé de lui attribuer la subvention initialement accordée. Le 22 juin 2022, Mme B a déposé un recours administratif préalable obligatoire contre cette décision, dont l'agence a accusé réception le 1er juillet 2022. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'agence sur ce recours, et dont elle demande l'annulation.

2. Postérieurement à l'introduction de la requête, la directrice générale de l'Agence nationale de l'habitat a agréé le recours administratif préalable obligatoire de Mme B par une décision du 24 octobre 2024 et une décision rectificative d'octroi d'une prime d'un montant de 4 000 euros a été prise le 28 octobre 2024. Cette décision a nécessairement eu pour effet de retirer la décision implicite de rejet née du silence gardé initialement par l'Agence sur le recours administratif préalable obligatoire introduit par la requérante. Par suite, les conclusions d'annulation sont devenues sont objet.

D E C I D E :

Article 1er :Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme B.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B et à l'Agence nationale de l'habitat.

Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Sauveplane, président,

- Mme C, première-conseillère,

- Mme A, première-conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 novembre 2024.

Le président-rapporteur,

M. Sauveplane

L'assesseure la plus ancienne,

C. C

La greffière,

C. Jasserand

La République mande et ordonne au ministre du logement et de la rénovation urbaine et au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui les concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.