Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2402717

jeudi 12 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2402717
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d'une opposition à une contrainte émise par Pôle emploi pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique, a constaté que la requérante est domiciliée à Vaison-La-Romaine. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 5426-22 du code du travail, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Nîmes, compétent territorialement. La solution retenue est donc un renvoi pour incompétence territoriale.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 avril 2024, Mme A B doit être regardée comme formant opposition à la contrainte du 25 mars 2024, notifiée par acte de commissaire de justice le 8 avril 2024, émise par Pôle Emploi en vue du recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 1 700, 77 euros au titre de la période du 1er décembre 2021 au 31 mars 2022.

Par un courrier, enregistré le 18 juillet 2024, France travail Auvergne Rhône-Alpes conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente. () ".

2. Aux termes de l'article L. 5426-8-2 du code du travail : " Pour le remboursement des allocations, aides, ainsi que de toute autre prestation indûment versées par Pôle emploi () pour le compte de l'Etat (), le directeur général de Pôle emploi ou la personne qu'il désigne en son sein peut, dans les délais et selon les conditions fixés par voie réglementaire, et après mise en demeure, délivrer une contrainte qui, à défaut d'opposition du débiteur devant la juridiction compétente, comporte tous les effets d'un jugement et confère le bénéfice de l'hypothèque judiciaire ". Aux termes de l'article R. 5426-20 du même code : " La contrainte prévue à l'article L. 5426-8-2 est délivrée après que le débiteur a été mis en demeure de rembourser l'allocation, l'aide ou toute autre prestation indue mentionnée à l'article L. 5426-8-1. / Le directeur général de Pôle emploi lui adresse, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, une mise en demeure qui comporte le motif, la nature et le montant des sommes demeurant réclamées, la date du ou des versements indus donnant lieu à recouvrement ainsi que, le cas échéant, le motif ayant conduit à rejeter totalement ou partiellement le recours formé par le débiteur. / Si la mise en demeure reste sans effet au terme du délai d'un mois à compter de sa notification, le directeur général de Pôle emploi peut décerner la contrainte prévue à l'article L. 5426-8-2 ". Enfin, selon l'article R. 5426-22 du code du travail : " Le débiteur peut former opposition par inscription au secrétariat du tribunal compétent dans le ressort duquel il est domicilié ou par lettre recommandée avec demande d'avis de réception adressée au secrétariat dudit tribunal dans les quinze jours à compter de la notification. L'opposition est motivée. Une copie de la contrainte contestée y est jointe. Cette opposition suspend la mise en œuvre de la contrainte. La décision du tribunal, statuant sur opposition, est exécutoire de droit à titre provisoire ".

3. Mme B a son domicile à Vaison-La-Romaine (84110). Par suite, il y a lieu de transmettre sa requête au tribunal administratif de Nîmes, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative et R. 546-22 du code du travail.

O R D O N N E :

Article 1er : Le dossier de la requête de Mme B est transmis au tribunal administratif de Nîmes.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à France travail Auvergne Rhône-Alpes et au président du tribunal administratif de Nîmes.

Fait à Grenoble, le 12 septembre 2024.

Le président,

J. P. WYSS