Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2402783

mercredi 31 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2402783
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 avril 2024, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la contrainte du 8 avril 2024 délivrée à son encontre par France Travail Auvergne Rhône-Alpes concernant un indu de 4 300,04 euros.

Il soutient qu'il n'a pris que tardivement connaissance de l'indu, que sa situation est compliquée familialement et financièrement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 04 juillet 2024, France Travail Auvergne Rhône conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ().

2. M. A a formé opposition à la contrainte délivrée à son encontre par France Travail Auvergne Rhône-Alpes le 8 avril 2024 en vue du remboursement d'une somme de 4 300,04 euros, correspondant à un cumul " sécurité sociale " versé du 8 janvier 2023 au 30 septembre 2023. Il ne conteste cependant pas le caractère de l'indu des allocations dont le remboursement lui est réclamé. Les difficultés de sa situation financière sont dépourvues de toute incidence sur le bien-fondé de la contrainte et le sort de son opposition. Par suite, dès lors qu'aucun moyen opérant n'a été présenté dans le délai de recours, la requête de M. A ne peut qu'être rejetée par application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

3. Comme l'indique France travail dans son mémoire en défense, il appartient à M. A, s'il s'y croit recevable et fondé, de solliciter une remise de dette ou un échéancier auprès de cet organisme.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et France Travail Auvergne-Rhône-Alpes.

Fait à Grenoble, le 31 juillet 2024.

Le président,

J. P. WYSS

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.