Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2403204
mercredi 3 décembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2403204 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | TERRASSON |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de l’Isère de renouveler son titre de séjour « étudiant ». En défense, la préfète a fait valoir qu’un nouveau titre de séjour, valable jusqu’en 2029, avait été délivré à l’intéressé. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 mai 2024, M. B..., représenté par Me Terrasson demande au Tribunal :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler la décision du préfet de l’Isère portant rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour « étudiant » ;
3°) d’enjoindre au préfet de l’Isère de lui délivrer une carte de séjour « étudiant » dans un délai de 2 mois et dans l’attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans un délai de 15 jours suivant la notification du jugement ;
4°) de condamner l’Etat à lui verser une somme de 1800 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 août 2025, la préfète de l’Isère conclut au non-lieu à statuer.
Vu :
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
M. B... bénéficie de l’aide juridictionnelle partielle, accordée par décision du 4 octobre 2024. Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur sa demande d’aide juridictionnelle à titre provisoire.
2. Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : « ... les présidents de formation de jugement des tribunaux ... peuvent, par ordonnance : 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (… ) 5 Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L.761-1 ou la charge des dépens.... » ;
3. Il ressort du mémoire en défense de la préfète de l’Isère qu’un titre de séjour valable du 20 janvier 2025 au 19 janvier 2029 a été délivré à M. B.... Par suite les conclusions de la requête sont devenues sans objet.
4. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. B... présentées au titre des dispositions de l’article L 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B....
Article 2 : Les conclusions présentées par M. B... au titre de l’article L 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à Me Terrasson et à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 3 décembre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
B. Savouré
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 7 mai 2024, M. B..., représenté par Me Terrasson demande au Tribunal :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler la décision du préfet de l’Isère portant rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour « étudiant » ;
3°) d’enjoindre au préfet de l’Isère de lui délivrer une carte de séjour « étudiant » dans un délai de 2 mois et dans l’attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans un délai de 15 jours suivant la notification du jugement ;
4°) de condamner l’Etat à lui verser une somme de 1800 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 août 2025, la préfète de l’Isère conclut au non-lieu à statuer.
Vu :
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
M. B... bénéficie de l’aide juridictionnelle partielle, accordée par décision du 4 octobre 2024. Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur sa demande d’aide juridictionnelle à titre provisoire.
2. Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : « ... les présidents de formation de jugement des tribunaux ... peuvent, par ordonnance : 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (… ) 5 Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L.761-1 ou la charge des dépens.... » ;
3. Il ressort du mémoire en défense de la préfète de l’Isère qu’un titre de séjour valable du 20 janvier 2025 au 19 janvier 2029 a été délivré à M. B.... Par suite les conclusions de la requête sont devenues sans objet.
4. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. B... présentées au titre des dispositions de l’article L 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B....
Article 2 : Les conclusions présentées par M. B... au titre de l’article L 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à Me Terrasson et à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 3 décembre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
B. Savouré
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.