Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2403482
vendredi 31 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2403482 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 mai 2024, M. C demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de mettre à sa disposition, sous quarante-huit heures, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour portant la mention " parent d'enfant français " sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mai 2024, le préfet de l'Isère conclut au non-lieu à statuer.
Par un nouveau mémoire, enregistré le 28 mai 2024, M. B conclut au non-lieu à statuer sur sa demande d'injonction et au maintien de ses conclusions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. "
2. Dans son dernier mémoire enregistré le 28 mai 2024, M. B reconnaît que sa demande d'injonction est devenue sans objet à la suite de la délivrance par le préfet de l'Isère de l'attestation de prolongation d'instruction sollicitée. De telles conclusions équivalent à un désistement. Ce désistement est pur et simple. Rien ne fait obstacle à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'allouer à M. B, qui n'est pas assisté d'un avocat et ne justifie d'aucune dépense exposée à l'occasion de la présente instance, une somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, dont l'objet n'est pas de pourvoir à la réparation d'un préjudice financier.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'injonction présentée par M. B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C et au préfet de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 31 mai 2024.
Le juge des référés,
V. A
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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