Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2403799
vendredi 20 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2403799 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 31 mai et le 11 juillet 2024, M. B doit être regardé comme demandant l'annulation de la décision implicite de la directrice générale de l'Agence nationale de l'habitat rejetant son recours administratif préalable obligatoire contre la décision lui refusant une subvention au titre de la prime de transition énergétique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. A ceux de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. "
3. Il ressort de ces dispositions que la juridiction ne peut être saisie que par voie de requête contenant l'indication de faits et de moyens, à peine d'irrecevabilité ne pouvait être régularisée que jusqu'à l'expiration du délai de recours contentieux.
4. Il ressort des pièces du dossier que l'Agence nationale de l'habitat a accusé réception du recours administratif préalable obligatoire le 29 février 2024 et cet accusé de réception indiquait qu'à défaut de réponse, une décision implicite de rejet serait acquise le 15 avril 2024. M. B disposait donc d'un délai de 2 mois, soit jusqu'au 16 juin 2024, pour régulariser sa requête enregistrée le 31 mai 2024 mais qui ne contenait l'exposé d'aucun moyen. Ainsi, cette requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, pour ce motif, être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er :La requête de M. B est rejetée.
Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée à l'Agence nationale de l'habitat.
Fait à Grenoble, le 20 septembre 2024.
Le président de la 2ème chambre,
Mathieu Sauveplane
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui les concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.