Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2403834
jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2403834 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | POHIN |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 3 et 24 juin 2024, Mme D C épouse B, représentée par Me Pohin, demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions tendant à la suspension de la décision " 48SI " du 25 avril 2024 et de la décision de retrait de points suite à l'infraction du 15 avril 2023 à 11 h 30 ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juin 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension de la requête et au rejet du surplus des conclusions.
Il indique qu'il a procédé au retrait de la décision " 48SI " du 25 avril 2024 et de la décision de retrait de points suite à l'infraction du 15 avril 2023 à 11 h 30 et que le permis de Mme B est doté d'un capital de cinq points.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 30 mai 2024 sous le numéro 2403792 par laquelle Mme B demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Bourechak, greffière d'audience, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Par son mémoire, enregistré le 24 juin 2024, Mme B doit être regardée comme se désistant de ses conclusions aux fins de suspension de la décision " 48SI " du 25 avril 2024 et de la décision de retrait de points suite à l'infraction du 15 avril 2023 à 11 h 30. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
2. En application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin de suspension de la requête présentée par Mme B.
Article : Le ministre de l'intérieur et des outre-mer versera à Mme B la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D C épouse B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Grenoble, le 4 juillet 2024.
Le juge des référés,
J.P. A
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.