Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2404044

mardi 24 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2404044
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantMIRAN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. A de ses conclusions en annulation et injonction dirigées contre la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le regroupement familial pour son épouse. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l'État à verser à M. A la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 10 juin 2024 et le 20 mai 2025, M. B A, représenté par Me Miran, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite du préfet de l'Isère, intervenue le 4 février 2024, portant refus de regroupement familial au bénéfice de son épouse ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère, à titre principal, d'admettre au bénéfice du regroupement familial son épouse dans les quinze jours qui suivront la notification du jugement à intervenir, sous astreinte définitive de 50 euros par jour de retard, et à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les motifs de la décision implicite en litige ne lui ont pas été communiqués ;

- le refus qui lui est opposé est entaché d'un défaut d'examen de sa situation ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation.

La préfète de l'Isère a produit un mémoire le 6 mai 2025 par lequel elle conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Par un mémoire enregistré le 9 juin 2025, M. A déclare se désister purement et simplement de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction. Les conclusions tendant à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont maintenues.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pollet,

- les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

Par sa requête, M. B A demande l'annulation de la décision implicite du préfet de l'Isère, intervenue le 4 février 2024, portant refus de regroupement familial au bénéfice de son épouse.

2. Par un mémoire enregistré le 6 mai 2025, M. B A déclare se désister de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. A de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction.

Article 2 : L'Etat versera à M. A la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète de l'Isère.

Délibéré après l'audience du 10 juin 2025, à laquelle siégeaient :

M. Vial-Pailler, président,

Mme Fourcade, première conseillère.

Mme Pollet, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juin 2025.

La rapporteure,

MA. POLLET

Le président,

C. VIAL-PAILLERLe greffier,

G. MORAND

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.