Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2404073

jeudi 17 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2404073
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES

Résumé IA

Cette ordonnance du juge des référés du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue le 17 octobre 2024, fait suite à une demande de l’experte désignée dans le cadre d’une expertise ordonnée le 22 août 2024 concernant des désordres affectant un hameau de la commune de La Léchère (mouvements de terrains). Le juge fait droit à la demande d’extension de la mission d’expertise à la communauté de communes des vallées d’Aigueblanche (CCVA), qui ne s’y oppose pas, au motif que cette extension est utile car la CCVA possède des canalisations dans le secteur concerné. La décision est fondée sur l’article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d’étendre l’expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n°2404073 du 22 août 2024, le juge des référés a ordonné une expertise, confiée à Mme A, aux fins de se prononcer sur les causes des désordres qui affectent les bâtiments, les réseaux, les équipements publics et les voiries du hameau de Raclaz, sur le territoire de la commune de la Léchère, en lien avec les mouvements de terrains constatés depuis 2021, ainsi que sur l'évolution probable de ces désordres et les mesures à prendre pour protéger les personnes et les biens, de manière conservatoire et à plus long terme.

Par un courrier du 23 septembre 2024, l'experte demande que la mission soit étendue à la communauté de communes des vallées d'Aigueblanche (CCVA), qui possède des canalisations d'adduction et d'assainissement dans le secteur en cause.

Par un mémoire, enregistré le 10 octobre 2024, la CCVA, représentée par Me Combaz, indique ne pas s'opposer à l'extension sollicitée.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B en qualité de juge des référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révélerait indispensable à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles. "

2. En l'état de l'instruction, l'extension de l'expertise à la communauté de communes des vallées d'Aigueblanche (CCVA), qui possède des canalisations d'adduction et d'assainissement dans le secteur en cause, apparait utile. Il y a donc lieu de procéder à cette extension, tous droits et moyens des parties demeurant préservés.

O R D O N N E :

Article 1er : Les opérations de l'expertise prescrite par l'ordonnance du 22 août 2024 sont étendues à la communauté de communes des vallées d'Aigueblanche.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la communauté de communes des vallées d'Aigueblanche et à l'experte.

Copie en sera adressée aux autres parties.

Fait à Grenoble, le 17 octobre 2024.

Le juge des référés,

S. B

La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.