Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2404276

mardi 27 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2404276
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision du préfet de l'Isère du 13 mai 2024 classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le préfet avait motivé son refus par la production d'un acte de naissance non conforme aux règles de l'état civil français. Le tribunal a estimé que l'unique moyen soulevé par le requérant, selon lequel cette circonstance ne justifiait pas un refus, n'était pas de nature à démontrer l'illégalité de la décision. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens manifestement infondés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 juin 2024, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision du 13 mai 2024 par laquelle le préfet de l'Isère a classé sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Par une décision du 13 mai 2024, le préfet de l'Isère a rejeté la demande présentée par M. A en vue d'acquérir la nationalité française au motif que l'intéressé n'avait pas produit un acte de naissance conforme aux règles de l'état civil français. Dans sa requête, M. A fait valoir qu'il a fourni un acte de naissance et que si l'acte produit ne correspondait pas exactement au document demandé, cette circonstance ne justifiait pas un refus. Cet unique moyen n'est pas de nature à démontrer l'illégalité de la décision contestée. Par suite, la requête de M. A peut être rejetée par application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Grenoble, le 27 août 2024.

Le président,

V. L'HÔTE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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