Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2404362

mardi 9 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2404362
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui demandait le paiement de salaires impayés et de dommages-intérêts par le rectorat de l'académie de Grenoble. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun moyen ni d’aucune conclusion, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Par conséquent, le président de la 3ème chambre a prononcé le rejet de la demande par ordonnance, sans inviter la requérante à la régulariser.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 juin 2024 et un mémoire enregistré le 1er juillet 2024, Mme A demande au Tribunal d'enjoindre le rectorat de l'académie de Grenoble au paiement de la somme de 30 175,10 euros au titre des salaires impayés ainsi que de la somme de 10 000 euros au titre des divers préjudices subis.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux (), peuvent par ordonnance : () ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () " ;

2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les noms et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. " ;

3. Il ressort des pièces du dossier que la requête de Mme A ne comporte l'énoncé d'aucune conclusion et d'aucun moyen susceptible de venir au soutien de celle-ci. Ainsi cette requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, pour ce motif, être rejetée.

ORDONNE :

Article 1er : La requête présentée par Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Grenoble, le 9 septembre 2025.

Le président de la 3ème chambre

B. Savouré

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2404362