Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2404366

mardi 3 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2404366
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A dirigée contre une lettre du Conseil national des activités privées de sécurité du 8 février 2024. Le juge a estimé que cette lettre, qui informait l'intéressé d'un projet de retrait de sa carte professionnelle et l'invitait à présenter ses observations dans le cadre d'une procédure contradictoire, constituait un acte préparatoire non susceptible de recours contentieux. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes irrecevables sans instruction préalable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 juin 2024, M. B A, représenté par Me Tarayre, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du Conseil national des activités privées de sécurité du 8 février 2024 ;

2°) d'enjoindre à l'administration de prendre une nouvelle décision dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. La lettre du 8 février 2024, que M. A conteste, a uniquement pour objet de l'informer qu'un retrait de sa carte professionnelle est envisagé et à mettre en œuvre à son égard une procédure contradictoire en l'invitant à présenter ses observations dans un délai de quinze jours. Elle ne revêt en elle-même aucun caractère décisoire mais constitue un acte purement préparatoire à l'édiction d'une décision. Elle n'est dès lors pas susceptible de recours contentieux. Ainsi, la requête de M. A tendant à son annulation est manifestement irrecevable.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Grenoble, le 3 septembre 2024.

Le président,

V. L'HÔTE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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