Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2404853
mercredi 16 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2404853 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 juillet 2024, M. B A doit être regardé comme demandant l'annulation de la décision du 3 juin 2024 par laquelle le service réclamation de chèque énergie de Lyon a rejeté son dossier de réclamation dans le cadre du dispositif " Chèque Energie ".
Il soutient que c'est une erreur de saisie par l'administration fiscale de ses revenus de 2020 qui a rendu impossible le bénéfice du chèque énergie pour l'année 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'énergie ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () "
2. Aux termes de l'article R. 124-7-2 du code de l'énergie : " Pour être recevable, la réclamation doit être formulée avant le 31 décembre de l'année suivant l'année au titre de laquelle le chèque énergie a été émis ou aurait dû être émis. ".
3. M. A a déposé une réclamation au service des chèques énergies de Lyon lequel a rejeté sa demande en juin 2024 au titre de sa demande de chèque énergie pour 2020. Il avance que l'administration fiscale a commis une erreur dans sa déclaration de revenus de 2020 le rendant dès lors imposable et que le processus correctif de son imposition a pris du temps. Toutefois, cet élément n'a aucune incidence sur la légalité de la décision puisque M. A était tenu de déposer sa réclamation à la date limite du 31 décembre 2021.
4. La requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifié à M. B A.
Fait à Grenoble, le 16 octobre 2024.
Le président,
J. P. WYSS
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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