Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2404981

mardi 31 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2404981
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantBITOO

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre de l’intérieur de lui restituer des points de permis de conduire, constate que le ministre a procédé à la reconstitution totale des points de son permis le 14 septembre 2021. En conséquence, la requête est devenue sans objet et il n’y a plus lieu de statuer. Les conclusions de Mme B sont rejetées, y compris sa demande de frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 juillet 2024, Mme A B, représentée par Me Bitoo, demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté son recours gracieux portant sur le retrait de points sur son permis de conduire et de lui restituer les points dont les amendes majorées ont fait l'objet d'une annulation et ceux en lien avec le défaut d'information.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 décembre 2024, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer sur la requête de Mme B.

Il informe qu'il ressort du relevé d'information intégral que les mentions relatives à l'infraction commise le 2 décembre 2018 ont été supprimées de son dossier et que son permis de conduire a recouvré sa validité et reste doté de douze points.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux (), le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il résulte de l'instruction et il n'est au demeurant pas contesté que par une rectification de son dossier, Mme B a bénéficié le 14 septembre 2021 d'une reconstitution totale du nombre de points initial affecté à son titre de conduite. Par suite, la requête de Mme B est devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par Mme B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de Mme B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre de l'intérieur.

Fait à Grenoble, le 31 décembre 2024.

Le président,

J.P. Wyss

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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