Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2405267

lundi 10 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2405267
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B, qui avait initialement demandé l'annulation du refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour en tant que membre de famille d'un ressortissant de l'Union Européenne. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales (annulation et injonction) mais a maintenu sa demande de frais irrépétibles. Le tribunal a donné acte du désistement pur et simple, mais a rejeté la demande de condamnation de l'État aux frais, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 juillet 2024, Mme A B, représentée par Me Gerin, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère refuse de lui délivrer un titre de séjour en sa qualité de membre de famille de ressortissant de l'Union Européenne.

2°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour pluriannuel en sa qualité de membre de famille d'un citoyen de l'Union Européenne ;

3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 160 euros qui sera versée à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire enregistré le 13 décembre 2024, Mme B déclare se désister de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, mais entend maintenir ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour une somme de 1 800 euros.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle par une décision du 18 novembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B ayant été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 novembre 2024, il n'y a pas lieu de statuer sur ses conclusions à fin d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire.

2. L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement de donner acte d'un désistement par ordonnance et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens.

3. Par le mémoire susvisé, Mme B déclare se désister de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme B tendant à la condamnation de l'État en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er :Il est donné acte du désistement d'instance de Mme B.

Article 2 :Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble le 10 février 2025.

Le président de la 1ère chambre,

P. Thierry

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2405267