Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2405278

vendredi 29 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2405278
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantMATHIS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un refus oral de titre de séjour, a constaté que la requérante avait obtenu son titre de séjour le 7 août 2024, postérieurement à l’introduction de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, la requête étant devenue sans objet. Les conclusions présentées au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 juillet 2024, Mme B A, représentée par Me Mathis, demande au tribunal :

1°) de l'admettre provisoirement à l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler la décision orale du préfet de l'Isère portant refus de remise d'un titre de séjour ;

3°) d'enjoindre au préfet de l'Isère, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, de lui délivrer sa carte de résident dans un délai de 8 jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1200 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, laquelle s'engage à renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Par un mémoire en défense enregistré le 31 octobre 2024, le préfet de l'Isère conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, Mme A a été mise en possession le 7 aout 2024 de son titre de séjour, valable jusqu'au 22 novembre 2027. Par suite, la requête de Mme A est devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de Me Mathis tendant à l'application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.

ORDONNE :

Article 1er :Mme A est admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions d'annulation et d'injonction de la requête de Mme A.

Article 3 :Les conclusions de Me Mathis tendant à l'application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 sont rejetées.

Article 4 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A,à Me Mathis et à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 29 novembre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Mathieu Sauveplane

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.