Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2405565
lundi 16 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2405565 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 juillet 2024, M. A demande au tribunal de lui accorder la rupture conventionnelle.
Il soutient que l'inquiétude de la commune d'Annecy est de lui verser des indemnisations chômage s'il était sans emploi et tel que la loi le prévoit ; toutefois, ainsi que cela ressort de la lecture de son relevé de carrière, il n'a eu aucune période de chômage rémunérée sur ses trente années de carrière ; son objectif, en demandant la rupture de son contrat de travail actuel, est d'augmenter ses revenus en créant une entreprise ; depuis sa prise de poste en 2019 à la ville d'Annecy, il n'a cessé d'exercer ses fonctions avec implication et efficacité ; sur un total de 1 007 332 euros de travaux d'accessibilité réalisés en 2023 et pour un total de 8 agents travaillant en binôme, la part de ses chantiers a représenté 498 750 euros, soit près de la moitié (49,51 %) pour une prise de poste intervenue en mai 2023 ; son départ n'engendrerait pas de création de poste et ne représenterait pas une charge financière supplémentaire pour la commune.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. ". Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ".
3. Le juge administratif ne peut être saisi que de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative ou de conclusions indemnitaires lorsque la responsabilité de l'administration est engagée. M. A demande au tribunal de lui accorder la rupture conventionnelle. Toutefois, il n'entre pas dans les attributions des tribunaux administratifs de faire oeuvre d'administrateur ou de prononcer des injonctions à l'égard de l'administration en dehors des hypothèses prévues par les articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. M. A ne formule pas de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative, en particulier de la décision du 14 juin 2024, ou à la condamnation d'une personne publique, ce en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, mais sollicite du juge administratif qu'il fasse œuvre d'administrateur en lui accordant la rupture conventionnelle refusée par la ville d'Annecy. Enfin, M. A ne développe, en l'état, aucun moyen de droit à l'appui de conclusions tendant à l'annulation d'une décision particulière, notamment celle du 14 juin 2024, ce en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Dès lors, cette requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, pour ce motif, être rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A.
Fait à Grenoble le 16 septembre 2024.
Le président de la 6ème Chambre,
C.Vial-Pailler
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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