Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2405940

lundi 5 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2405940
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 1er août 2024 lui ordonnant d'évacuer des lieux illicitement occupés. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, relatifs à son mode de vie, à la gêne occasionnée ou aux obligations du département, étaient soit inopérants, soit insuffisamment précisés pour être examinés. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 août 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du préfet de la Savoie du 1er août 2024 portant mise en demeure d'évacuation de lieux illicitement occupés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. A l'appui de son recours, M. B se borne à faire valoir que son groupe a prévenu la commune quelques mois à l'avance de son arrivée, qu'ils ont tenté d'instaurer un dialogue comme le prévoit la circulaire IOMD2308843J du Premier ministre, que leur mode de vie est l'expression d'un héritage culturel très ancien, que ne pas s'en tenir à leur itinéraire risquerait de créer un déséquilibre sur la tournée des groupes de grands passages sur le plan régional ainsi qu'au niveau de la communauté urbaine, que doit être pris en compte le trouble a la sécurité qu'implique pour les citoyens itinérants de laisser sur la route des personnes vulnérables comme les enfants, les personnes âgées et les malades sans endroit où aller, et que leur évacuation entrainerait un coût pour la collectivité et un trouble pour la circulation. Il indique également qu'ils ont conscience de la gêne occasionnée et ont besoin d'un délai supplémentaire jusqu'au 11 août. Tous ces moyens sont inopérants à l'encontre la décision attaquée.

3. Si M. B fait valoir enfin que le département ne remplirait pas ses obligations dans la mesure où les terrains familiaux ou permanents ne peuvent se substituer à une aire de grand passage, ce moyen n'est pas assorti des précisions suffisantes pour permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé, alors qu'au surplus, il ressort de la décision attaquée que leur a été proposée une installation sur l'aire de grand passage de La Ravoire, qui a été refusée.

4. Dans ces circonstances, la requête de M. B peut être rejetée par application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de la Savoie.

Fait à Grenoble, le 5 août 2024.

Le président,

V. L'HÔTE

La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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