Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2405998

mercredi 21 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2405998
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge unique 7
Avocat requérantIBINGA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant, qui invoquait la méconnaissance du principe du contradictoire et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, a mis fin à l'instance. Aucune annulation n'est donc prononcée, et la requête est classée sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés respectivement le 2 août 2024 et le 20 août 2024, M. A C, représenté par Me Ibinga, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 12 juillet 2024 par lequel le préfet de la Savoie l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français durant une période de trois ans ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Savoie de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- elle méconnaît le principe du contradictoire ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

- elle méconnait le principe du contradictoire ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle méconnait le principe du contradictoire ;

- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Des pièces communiquées par le préfet de la Savoie ont été enregistrées le 19 août 2024.

Par un acte enregistré le 20 août 2024, M. C déclare se désister purement et simplement de la requête n°2405998.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique, à laquelle les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

L'instruction a été close à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. C est un ressortissant algérien né le 30 mai 2003. Par un arrêté du 12 juillet 2024, le préfet de la Savoie lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. M. C demande l'annulation de cet arrêté.

2. Par un mémoire enregistré le 20 août 2024, M. C déclare se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête n°2405998 de M. C.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Ibinga et au préfet de la Savoie.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 août 2024.

La magistrate désignée,

MA. B

La greffière,

E. BEROT-GAY

La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.