Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2406015
mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2406015 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 août 2024, Mme B A adresse au tribunal " un recours au sujet d'une absence de réponse " de la part du maire de Seyssinet-Pariset à son courrier relatif à une obligation de débroussaillage concernant les parcelles 75, 76 et 77 et la nécessité d'une coordination entre eux.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ". Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ". Enfin, aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ".
2. Par sa requête Mme A se borne à exposer qu'elle est propriétaire d'une parcelle 77 soumise à une obligation de débroussaillage tandis que la commune est propriétaire des parcelles 75 et 76 sur lesquelles " les zones à débroussailler se chevauchent ", qu'elle adresse au tribunal administratif " un recours au sujet d'une absence de réponse de la mairie de Seyssinet-Pariset suite à son courrier du 31 mai 2024 " relatif à cette obligation de débroussaillage et qu'elle " interpelle la mairie à ce sujet " depuis janvier 2024. Toutefois, la requête ainsi présentée par Mme A ne contient aucune demande tendant à l'annulation d'une décision administrative, où à l'indemnisation d'un préjudice causé par l'action de l'administration. Elle n'assortit ainsi pas sa requête des précisions nécessaires à l'appréciation de sa portée.
3. Ainsi, présentée en méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, la requête de Mme A est entachée d'une irrecevabilité manifeste qui n'est plus susceptible d'être couverte et qui dispense le tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Il y lieu par suite, de la rejeter en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Fait à Grenoble le 15 octobre 2024.
Le président de la 1ère chambre,
P. Thierry
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2406015