Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2406317
mardi 3 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2406317 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 août 2024, Mme A B adresse au tribunal le courrier par lequel elle demande au préfet de l'Isère de bien vouloir réexaminer sa demande d'acquisition de la nationalité française rejetée par une décision du 2 juillet 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. La requête que Mme B a envoyée au tribunal est adressée à la direction de la citoyenneté, de l'immigration et de l'intégration de la préfecture et sollicite, à la suite de la décision du 2 juillet 2024 ayant classé sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française, un réexamen de dossier. Une telle lettre ne peut être regardée comme l'exercice d'un recours contentieux, mais constitue un recours gracieux qu'il appartient à la requérante d'adresser au préfet de l'Isère directement. Dans ces circonstances, la requête dont Mme B saisit le tribunal est manifestement irrecevable et peut être rejetée par application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Grenoble, le 3 septembre 2024.
Le président,
V. L'HÔTE
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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