Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2406433

mardi 15 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2406433
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C épouse B, qui demandait l’annulation du refus implicite de versement d’une bourse de collège pour ses deux enfants pour l’année 2023-2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation fondée sur l’article R. 431-4 du code de justice administrative, la requérante n’a pas produit une requête signée dans le délai imparti. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 août 2024, Mme A C épouse B demande au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet de sa demande de versement de bourse de collège où sont scolarisés ses deux enfants pour l'année scolaire 2023-2024.

Par un courrier en date du 28 août 2024, le greffe du tribunal a invité Mme C épouse B à régulariser la requête, en application de l'article R. 431-4 du code de la justice administrative en produisant une requête signée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; " ;

2. Aux termes de l'article R. 431-4 du code de la justice administrative : " Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur () " ; qu'aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. "

3. En dépit d'une demande de régularisation qui lui a été adressée le 28 août 2024 par lettre recommandée avec avis de réception, Mme C épouse B n'a pas, à l'expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, renvoyé la requête signée. Par suite, cette requête, qui n'a pas été régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès

lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C épouse B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C épouse B.

Fait à Grenoble, le 15 octobre 2024.

Le président de la 4ème chambre,

T. Pfauwadel

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale, et de la jeunesse en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.