Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2406496

vendredi 8 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2406496
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant trois ordonnances du 15 mai 2024 qui avaient donné acte de son désistement d'instance concernant des titres de perception émis par la direction régionale des finances publiques. M. B soutenait ne pas avoir reçu la notification lui demandant de maintenir ses conclusions. Le tribunal a jugé qu'il n'appartient pas aux juges de première instance de réformer ou d'annuler leurs propres décisions, rendant la requête manifestement irrecevable. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 août 2024, M. B conteste les trois ordonnances du 15 mai 2024 notifiées le 17 mai 2024, par lesquelles la présidente de la 3ème chambre du tribunal administratif de Grenoble a donné acte de son désistement d'instance contre des titres de perception émis les 7 juin 2019, 8 décembre 2020 et 26 février 2021 par le directeur régional des finances publiques d'auvergne Rhône Alpes pour recouvrer un montant total de 310,33 euros, correspondant à la régularisation de charges d'un logement occupé à Péage de Roussillon.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ; ".

2. Par trois ordonnances du 15 mai 2024 notifiées le 17 mai 2024, la présidente de la 3ème chambre du tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement d'instance de M. B à l'encontre des titres de perception du 7 juin 2019, du 8 décembre 2020 et du 26 février 2021 à défaut pour lui d'avoir maintenu ses conclusions dans le délai de 30 jours qui lui avait été imparti.

3. Par la présente requête, M. B soutient qu'il n'a jamais reçu de notification sur Télérecours concernant une demande de maintien de ses conclusions et demande au tribunal de rapporter ses ordonnances et d'instruire à nouveau sa requête. Toutefois, il n'appartient pas aux juges de première instance de réformer ou d'annuler leurs décisions. Par suite, manifestement irrecevable, la requête de M. B ne peut qu'être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Grenoble, le 8 août 2025.

La présidente de la 3ème chambre,

A. TRIOLET

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.