Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2406825

jeudi 12 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2406825
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui demandait une injonction à l'encontre de la commune de Chens-sur-Léman concernant la délimitation de propriété et son indemnisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions aux fins d'annulation d'une décision précise, ni demande de réparation pécuniaire d'un préjudice, en violation des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 septembre 2024, M. B A demande au tribunal d'enjoindre à la commune de Chens-sur-Léman de se mettre en règle en ce qui concerne la procédure de délimitation de propriété le concernant et son indemnisation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. ". A l'exception de procédures particulières dont ne relève pas la requête de M. A, le tribunal administratif ne peut pas être saisi à titre principal que conclusions aux fins d'injonction.

3. La requête de M. A ne comporte pas de conclusions aux fins d'annulation d'une décision écrite ou implicite précisément désignée, ni de réparation pécuniaire d'un préjudice. Elle est dès lors entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit par suite être rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Grenoble, le 12 septembre 2024.

Le président de la 4ème chambre

T. Pfauwadel

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.