Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2406873

vendredi 4 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2406873
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantBORGES DE DEUS CORREIA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son attestation de prolongation d'instruction de demande de titre de séjour. Le requérant s'est désisté après que le préfet lui a délivré l'attestation sollicitée. Le tribunal a rejeté la demande de frais d'avocat présentée au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 septembre 2024, M. A, représenté par Me Borges de Deus Correia, demande au Tribunal :

1°) d'annuler décision implicite du préfet de l'Isère refusant de renouveler son attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de renouveler son attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

3°) de l'admettre provisoirement à l'aide juridictionnelle et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire du 23 septembre 2024, M. A déclare se désister purement et simplement mais maintient sa demande au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 1° donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens.".

2. Eu égard à l'urgence, il y a lieu d'admettre M. A provisoirement à l'aide juridictionnelle.

3. Postérieurement à l'introduction de la requête de M. A, le préfet de l'Isère a délivré l'attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. M. A a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par suite, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de Me Borges de Deus Correia tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er :M. A est admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.

Article 2 :Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.

Article 3 :Les conclusions de Me Borges de Deus Correia sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.

Article 4 :La présente ordonnance sera notifié à M. B A, à Me Borges de Deus Correia et au préfet de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 4 octobre 2024.

Le président,

M. C

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.