Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407009

mardi 10 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2407009
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours contestant la décision implicite de rejet du président du conseil départemental de la Haute-Savoie, confirmant la suspension de son droit au revenu de solidarité active (RSA) à compter du 1er avril 2023. En cours d’instance, le président du conseil départemental a abrogé la décision litigieuse et ordonné un nouveau calcul des droits de l’intéressé à compter de cette date, faisant ainsi droit à sa demande. Constatant que le litige avait perdu son objet, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a prononcé un non-lieu à statuer.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 septembre 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle le président du conseil départemental de la Haute-Savoie a implicitement rejeté son recours administratif exercé le 11 septembre 2023 contre la décision du 30 août 2023 de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Savoie mettant fin à son droit au bénéfice du revenu de solidarité active, suite à la suspension du versement de cette allocation à compter du 1er avril 2023 décidée par le conseil départemental de la Haute-Savoie.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mai 2025, le président du conseil départemental de la Haute-Savoie conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. B.

Il expose qu'il a été fait droit à la demande du requérant.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Conesa-Terrade, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".

2. Il résulte de l'instruction que le 6 janvier 2025, postérieurement à son recours contentieux contre la décision implicite de rejet de son recours administratif, M. B a saisi le président du conseil départemental de la Haute-Savoie d'un recours gracieux dirigé contre la décision suspendant son droit au revenu de solidarité active à compter du 1er décembre 2024. Par décision du 15 avril 2025, le président du conseil départemental de la Haute-Savoie a informé le requérant que, suite à une nouvelle étude de son dossier d'allocataire, prenant en compte le contrat de travail conclu pour la période du 5 juin au 2 septembre 2023 et la signature, le 23 juillet 2023, de son projet personnalisé d'accès à l'emploi, il avait demandé à la caisse d'allocations familiales de la Haute-Savoie de procéder à un nouveau calcul de ses droits à compter du 1er avril 2023. Par cette décision, intervenue en cours d'instance, le président du conseil départemental de la Haute-Savoie doit être regardé comme ayant abrogé la décision en litige et fait droit à la demande de M. B. Par suite de la disparition de l'objet du litige, il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée M. B et au président du conseil départemental de la Haute-Savoie.

Copie en sera adressée au directeur de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Savoie.

Fait à Grenoble, le 10 juin 2025.

La magistrate désignée,

E. CONESA-TERRADE

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.