Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407080

mardi 8 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2407080
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 15 juillet 2024 par laquelle l’Institut polytechnique de Grenoble a refusé l’admission de M. B en première année du Master comptabilité-contrôle-audit. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés par le requérant n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 17 septembre et le 1er octobre 2024, M. B, doit être regardé comme demandant au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 15 juillet 2024 par laquelle le directeur des études de l'institut polytechnique de Grenoble a refusé de l'admettre en première année du Master mention " comptabilité-contrôle-audit ", jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) d'enjoindre à l'institut de l'inscrire en première année du Master.

Il soutient que :

S'agissant de l'urgence :

- l'urgence est caractérisée compte tenu de l'approche de la rentrée universitaire ;

S'agissant des moyens de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision :

- ses résultats en comptabilité, mathématiques et analyse financière sont satisfaisant et montre son aptitude à intégrer la formation ;

- la référence à un rattrapage effectué il y a deux ans et l'absence de mention ne sont pas des critères d'admission au master ;

- son expérience dans la banque doit être reconnue comme une expérience professionnelle significative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er octobre 2024, l'institut polytechnique de Grenoble conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que l'urgence n'est pas caractérisée et qu'aucun des moyens n'est fondé.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête en annulation enregistrée sous le numéro 2407079.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de M. Palmer, greffier d'audience, Mme A a lu son rapport en l'absence des parties.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".

2. En l'état de l'instruction aucun des moyens invoqués par M. B n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de cette décision doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et à l'institut polytechnique de Grenoble.

Fait à Grenoble, le 8 octobre 2024.

Le juge des référés,Le greffier,

J. A M. Palmer

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N° 2407079