Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407181
lundi 23 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2407181 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | GERIN |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Gerin, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision implicite par laquelle le préfète de l'Isère a rejeté sa demande de certificat de résidence algérien jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer à titre provisoire, dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'ordonnance et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, un certificat de résident valable jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête au fond ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 440 euros TTC au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, dont distraction au profit de son avocat, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la somme correspondante à la contribution de l'Etat.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 septembre 2024, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
- la requête enregistrée le 20 septembre 2024 sous le numéro 2407180 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 11 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 30 septembre 2024 en présence de M. Palmer, greffier d'audience, M. C a lu son rapport et entendu les observations de Me Gerin, avocat de M. A.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre M. A provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " .
3. Il résulte de l'instruction que le préfet de l'Isère a délivré à M. A un certificat de résidence valable du 30 août 2024 au 29 août 2034. Dès lors, il n'y a pas lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension du refus implicite de délivrance d'un tel titre et sur les conclusions aux fins d'injonction, qui sont devenues sans objet.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A est admis à titre provisoire à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il n'y a pas lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension du refus implicite de délivrance d'un certificat de résidence et sur les conclusions aux fins d'injonction.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Gérin et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera délivrée à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 23 décembre 2024.
Le juge des référés,
T. C
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.