Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407353
mercredi 9 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2407353 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MARTIN |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Martin, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 25 septembre 2023 par lequel le préfet de la Haute-Savoie l'a obligé à quitter le territoire français sans délai pour rejoindre le pays dont il a la nationalité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 776-15 du code de justice administrative : " Les jugements sont rendus () par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du présent code à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. / Il peut, par ordonnance : () 3° Rejeter les recours entachés d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance ".
2. Aux termes de l'article R. 776-2 du code de justice administrative, alors en vigueur : " Conformément aux dispositions du II de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification par voie administrative d'une obligation de quitter sans délai le territoire français fait courir un délai de quarante-huit heures pour contester cette obligation et les décisions relatives au séjour, à la suppression du délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour notifiées simultanément. () ". Aux termes du II de l'article R. 776-5 de ce code, alors en vigueur : " Les délais de quarante-huit heures mentionnés aux articles R. 776-2 et R. 776-4 et les délais de quinze jours mentionnés aux articles R. 776-2 et R. 776-3 ne sont susceptibles d'aucune prorogation ".
3. M. A a joint à sa requête un arrêté portant obligation de quitter le territoire sans délai du 25 septembre 2023, qui comporte les voies et délais de recours et lui a été notifié le jour même. Invité à régulariser sa requête par la production d'une éventuelle décision qui lui aurait été notifiée en septembre 2024, il a de nouveau adressé la même décision. Il ne peut qu'être tenu pour acquis qu'il s'agit de la décision en litige. La requête présentée par M. A n'a été enregistrée au greffe du tribunal administratif que le 26 septembre 2024, soit au-delà du délai de 48 heures prévu par l'article R. 776-2 du code de justice administrative. La requête est donc irrecevable pour tardiveté et doit, pour ce motif, être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A.
Fait à Grenoble, le 9 octobre 2024.
La magistrate désignée,
A. Triolet
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.