Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407398

mercredi 2 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2407398
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantWECKERLIN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Allier suspendant le permis de conduire de M. A pour quatre mois à la suite d'un excès de vitesse. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence de l'auteur de l'acte et erreur d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Weckerlin, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 2 septembre 2024 par laquelle le préfet de l'Allier a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de quatre mois, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il a besoin de son permis de conduire pour l'exercice de ses fonctions de responsable " Supply Chain " au sein de la société Herb's International Service ;

- la décision a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 27 septembre 2024 sous le n° 2407395 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. "

2. M. A a été contrôlé le 31 août 2024 à Perigny à une vitesse de 131 km/h enregistrée, 124 km/h retenue sur une portion de route limitée à 80 km/h. Par un arrêté du 2 septembre 2024 dont il demande la suspension, le préfet de l'Allier a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de quatre mois.

3. Aucun des deux moyens soulevés par M. A n'est propre, en l'état de l'instruction, à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Il y a lieu, dans ces conditions et sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, de faire application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Grenoble, le 2 octobre 2024.

Le juge des référés,

J. P. WYSS

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.