Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407420

jeudi 28 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2407420
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant le classement sans suite de sa demande d’acquisition de la nationalité française par le préfet de l’Isère. Le requérant invoquait l’absence de réception d’une convocation à un entretien en raison d’une messagerie saturée. Le juge a estimé que ces moyens étaient inopérants car ils ne portaient pas sur la légalité de la décision contestée. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 septembre 2024, M. C A conteste devant le tribunal la décision du 25 juin 2024 par laquelle le préfet de l'Isère a classé sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française et demande qu'il soit enjoint au préfet de le convoquer à un nouvel entretien.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Dans sa décision du 25 juin 2024, le préfet de l'Isère a rejeté la demande de M. A au motif qu'il n'avait pas déféré à la convocation à l'entretien destiné à apprécier son assimilation à la communauté française. Dans sa requête, M. A se borne à faire valoir qu'il n'a pas eu connaissance de cette convocation dans la mesure où sa messagerie était saturée et n'a pas consulté son compte sur la plateforme ANEF. Ces moyens, qui ne mettent pas en cause la légalité de la décision contestée, sont inopérants. Par suite, la requête de M. A peut être rejetée par application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Grenoble, le 28 novembre 2024.

Le président,

V. L'HÔTE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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