Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407432

vendredi 8 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2407432
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C, qui demandait l’annulation de la décision du préfet de l’Isère classant sans suite la demande de naturalisation de sa fille majeure. Le juge a estimé que M. C ne justifiait d’aucun intérêt personnel à agir, la décision ne le concernant pas directement et sa qualité de père ne lui conférant pas qualité pour agir. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans instruction préalable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 septembre 2024, M. A C demande au tribunal d'annuler la décision du 23 août 2024 par laquelle le préfet de l'Isère a classé sans suite la demande de naturalisation présentée par sa fille B.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. M. C ne justifie pas d'un intérêt personnel à demander l'annulation de la décision du préfet de l'Isère du 23 août 2024 ayant classé sans suite la demande de naturalisation présentée par sa fille. La circonstance qu'il soit le père de l'intéressée ne lui confère ni qualité à agir, dès lors que sa fille est majeure, ni intérêt à agir, dès lors que la décision en cause ne le concerne pas. Par suite, sa requête est manifestement irrecevable.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.

Fait à Grenoble, le 8 novembre 2024.

Le président,

V. L'HÔTE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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