Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407606
lundi 14 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2407606 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 octobre 2024, M. B, semble vouloir saisir le juge des référés et se plaint " d'une obstruction systématique de la part de l'exécutif de la commune [maire et Adjoint] qui refuse de communiquer aux élus les documents faisant l'objet des délibérations " au sujet d'un projet de la rénovation d'un bâtiment communal.
Vu :
* les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Thierry, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Le code de justice administrative dispose à son article L. 522-1 que : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () " ; à son article L. 522-3 que : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. " et, enfin, à son article R. 522-1que : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. " ;
2. En premier lieu, les demandes présentées devant le juge des référés statuant en urgence sont régies par les articles L. 521-1, L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative et sont instruites et jugées selon des règles différentes, suivant qu'elles s'appuient sur l'un ou l'autre de ces articles. Il en résulte qu'une demande adressée au juge des référés ne saurait être fondée indistinctement sur ces dispositions qui n'ont ni le même objet ni les mêmes conditions de mise en œuvre. M. B ne mentionne nulle part dans ses écritures le fondement sur lequel il entend saisir le juge des référés. Sa requête est par suite irrecevable pour ce premier motif.
3. En tout état de cause, M. B a saisi le tribunal administratif pour se plaindre d'une obstruction de la part de l'exécutif de la commune de Cras. Il se borne à expliquer que le conseil municipal fonctionne dans la plus grande opacité, et que les libertés prises par l'exécutif dans l'application du code général des collectivités territoriales constituent " une entrave réelle et complète " à sa fonction et à sa responsabilité de conseiller municipal. Il ne forme ainsi aucune conclusion identifiable ni ne désigne clairement dans ses écritures un acte administratif qui lui ferait grief. Sa requête est ainsi manifestement irrecevable également pour ce second motif.
4. Il y a lieu par suite de la rejeter en application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Grenoble, le 14 octobre 2024.
Le juge des référés,
P. Thierry
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 24076062